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Biothérapie

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Amgen développe la nouvelle biothérapie anti-cholestérol

L’étude « Evolocumab Cardiovascular Outcomes Study », a été présentée au cours du congrès de l’American College of Cardiology à Washington. Résultat, cette nouvelle biothérapie entraîne une réduction de 20% du risque de faire un nouvel événement cardiovasculaire majeur. Mais également, de manière plus large, de 15% le nombre d’événements cardiovasculaires (décès cardiovasculaire, infarctus du myocarde, AVC, hospitalisation pour angine instable ou revascularisation coronaire). Selon Amgen, c’est la première fois qu’un inhibiteur de PCSK9 démontre qu’en réduisant davantage le « mauvais cholestérol, on diminue le nombre de patients atteints par une complication cardiovasculaire ».
Cette étude est l’aboutissement d’un programme clinique international qui a inclus plus de 30 000 patients dans le monde. Ce travail renforce les résultats des études antérieures relatives à la réduction additionnelle du « mauvais cholestérol », dont une avait mis en avant la capacité de cette biothérapie à diminuer le volume de la plaque d’athérome. Laquelle, rappelons-le, est une accumulation de lipides sur la paroi des artères, dont le principal constituant est… le cholestérol.
Plus d’un an après son autorisation européenne, cet inhibiteur n’est toujours pas disponible pour les patients en France. Une situation en décalage avec l’ensemble des grands pays européens où le médicament est pris en charge depuis plusieurs mois et pour de larges catégories de patients.
En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) a rendu un avis positif au remboursement uniquement pour une catégorie très limitée de patients touchés par une forme rare d’hypercholestérolémie familiale, soit une centaine de personnes seulement ! Aujourd’hui, ces résultats apportent des preuves supplémentaires en vue de proposer une nouvelle alternative thérapeutique pour les patients à haut risque non contrôlés par les traitements existants.
Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité dans le monde. En France, elles occupent la seconde place, après les cancers. Près de 120 000 infarctus du myocarde sont recensés chaque année, responsables de 40 000 morts. Enfin, 150 000 AVC surviennent par an dans l’Hexagone provoquant 30 000 décès.