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Le secukinumab : la nouvelle molécule qui pourrait soigner la spondylarthrite ankylosante

La spondylarthrite ankylosante affecte environ cinq millions de personnes en Europe. Comme tout rhumatisme, cette maladie inflammatoire se traduit par des douleurs et une perte de souplesse des articulations. Chronique et évolutive, elle conduit à un enraidissement (rigidité) progressif de ces dernières (dont font partie les vertèbres), d’où l’adjectif « ankylosante ». Une affection difficile à soigner, d’autant plus que l’inflammation persistance détruit à terme le cartilage des articulations.
L’arrivée d’une nouvelle molécule pourrait bien représenter un solide espoir dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante. Le secukinumab, un anticorps aux propriétés anti-inflammatoires (dirigé contre l’interleukine 17A), a démontré, en effet, un potentiel thérapeutique prometteur. Son bénéfice a été mis en évidence à travers deux essais cliniques, menés par des chercheurs du centre clinique de rhumatologie et d’immunologie (Université d’Amsterdam). Les détails de ces études, qui ont concernés près de 600 patients au total, ont été publiés dans la réputée revue scientifique anglo-saxonne, The New England of Medicine Journal.
Concrètement, les deux essais cliniques ont montré que l’injection intraveineuse de secukinumab par rapport à un placebo était efficace pour diminuer les symptômes de la spondylarthrite ankylosante. Après quatre mois, tous les patients traités par l’anticorps ont indiqué une amélioration de leur condition et, ce, à des taux bien supérieurs au placebo : de 41 % à 61 % de mieux, contre 28 %. De bons résultats qui se sont maintenus jusqu’à un an. Dernier point positif : le traitement a été bien toléré dans les deux études, avec un profil de sécurité satisfaisant.
L’ensemble des données obtenues place donc le secukinumab comme une option thérapeutique sérieuse pour soulager les patients atteints de spondylarthrite ankylosante.