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Lupus : le traitement par biothérapie de plus en plus prometteur

La prise en charge du lupus systémique repose sur une double stratégie: un traitement de fond de la maladie chronique pour calmer l'activité du système immunitaire et, pendant les poussées, une riposte graduée selon le type et la gravité de l'atteinte.

Le traitement de fond pour tous, quelle que soit la gravité de la maladie, repose sur un médicament développé dans un tout autre but, l'hydroxychloroquine (Plaquénil), un antipaludéen de synthèse. «C'est le traitement de référence. Son mécanisme d'action est encore mal connu, mais les patients sous hydroxychloroquine ont moins d'atteintes viscérales, une meilleure survie, moins de poussées et des effets métaboliques bénéfiques», insiste le Pr Hachulla. C'est un traitement prolongé, qui va durer au moins cinq ans.

Le traitement des poussées est plus différencié. «Outre le Plaquénil, les formes mineures cutanées sont traitées par des corticoïdes locaux et, si besoin, par des immunosuppresseurs comme le méthotrexate ou la thalidomide, les atteintes rhumatismales par de petites doses de corticoïdes et éventuellement du méthotrexate. Les rhumatologues prescrivent souvent aussi des anti-inflammatoires non stéroïdiens, mais ils sont photosensibilisants et parfois mal tolérés, explique le Pr Amoura.

Les atteintes de gravité moyenne et celles des séreuses répondent très bien à la prednisone à dose moyenne. Le traitement des atteintes rénales repose sur les corticoïdes et l'utilisation prolongée (au moins deux ans) d'autres immunosuppresseurs, cyclophosphamide ou mycophénolate mofétil (Cellcept), en essayant de réduire au maximum les corticoïdes et les immunosuppresseurs après la poussée. Quant aux atteintes neurologiques ou psychiatriques, elles peuvent être de gravité variable, et leur prise en charge doit vraiment relever de centres experts.»